Nous avions un accord. Tenir la Phalange hors de la cité en échange d’une coexistence. C’était simple, non ? À défaut de reconnaissance, accorder un droit de résidence aux jeunes des brigades. J’ai pour ma part tenu ma parole. Il vous en faut toujours plus, vous n’avez aucune notion de compromis. L’intérieur de la berline s’asphyxie des sirènes à pleine puissance — nous pouvons à peine y entendre ; du son sans autre nuance que la colère. Derrière les vitres, le paysage des façades difformes vues en accéléré ; les bâtisses tassées sur l’aval de la montagne Sainte Geneviève, l’ondulation des trottoirs, l’asphalte invisible ; de part et d’autre les motards de la garde gyrophares dehors. Impossible de croire qu’il soit midi ; plutôt une heure de blitz à se terrer dans des abris pour échapper aux bombes. Ça crache avec une telle force que le cortège présidentiel doit être entendu à l’autre bout de Lutecia. Ceux qui par contre n’entendent pas l’urgence sont bien ceux qui auraient du y être les plus sensibles : Versailles renonçant aux croyances — Binesi, Amon, l’Ouroboros, toute cette quincaillerie mystique — s’empresse d’ignorer dans le même geste les signaux d’alerte les plus évidents. Versailles veut rependre le pouvoir car il n’existe pour eux aucun autre scénario. Il n’existe que cela, plus précieux que l’oxygène car il s’agit de préserver une classe. Alma ne cherche même plus à […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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