Second Mouvement : Isobel

Si nous pouvions observer la carrière de nuit sous le noir impeccable de la voûte céleste, nous verrions son cratère au milieu des sables crachant une pâleur lunaire sur les contours de Marineris, une illumination douce dont l’angle exagère pourtant et à chaque terrasse le caractère acéré de ses bords ; insiste sur les facettes blessantes des crocs présentés à l’air, voile des menaces sous son teint agréable.

Si nous pouvions nous rapprocher, nous dépasserions des machines inertes, de larges foreuses au repos, des tonnes d’extracteurs sous le couvert des terrils de pierre broyée. Nous entamerions notre descente dans les profondeurs — Au-delà des baraquements où s’entassent dans le sommeil invincible du Creatura aussi bien les ouvriers que les phalangistes de l’occupation (ils ne peuvent qu’ignorer ce qui se joue la nuit sous leurs pieds) — nous les franchirions palier après palier pour attendre le […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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