Premier mouvement, encore

De la béance à l’horizon des Pierres, difficile d’imaginer les contours de ce qui était encore il y a peu le camp phalangiste flambant neuf, où ce qu’il reste des baraquements s’esquisse désormais au nord de sa circonférence : il y manque des murs, certaines structures se sont effondrées ; métaux comme plastiques ont fondu puis refroidi en coulures mixtes à la gorge de la dépression — C’est bien tout ce qu’il reste.
Des survivants, nous en comptons quelques-uns — Pour ce qu’il s’agit des meutes lancées à la suite de Jaz, en revanche, inutile d’en commenter la fin. Dans le cratère, le sable transmuté en verre craque sous la botte, des fumerolles persistent plusieurs heures après. Que s’est-il passé, demandent les survivants hagards à Monomachine parcourant, stoïque, le chemin retour à travers le cirque du désastre. Les humains, plus petits que l’automate, font peine à voir : certains trébuchent quand la marche de Monomachine glisse parfaite. Un groupe, plus tendu et resté en retrait, s’empare déjà des armes et harangue le vide qui n’a rien à faire de cela, invective en direction d’un astre rouge des horreurs qu’il entend parfaitement, et dans leur folie accusent même Monomachine d’y avoir pris part, d’en être complice : sûr, il doit être à la botte du Capital, il doit bien servir le pouvoir (pour la première fois, quelqu’un jette le nom de Versailles), le loup est dans les murs — Vous devriez rendre les armes, conseille Monomachine qui arrive à leur hauteur. Le groupe mutin domine leur chef par l’évident caprice topographique mais tous ces acteurs sentent que ce rapport, bien qu’asymétrique, n’est pas en leur faveur. Le canon des fusils et quelques baïonnettes sont pointés sur l’automate qui ne bouge pas.
Sa cour […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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