Apparatus

Des groupes se sont constitués en plein désert avec le naturel constructal de l’animalité. Le désert a-t-il une fin ? Pas que l’on sache. Qui plus est, le monde n’a pas de centre, pas de bord ; il est seulement possible pourtant d’en cartographier les variations discrètes qu’il offre aux explorateurs — C’est noté sur les cartes, dit-on. Il a fallu choisir un point de référence ; le plus large groupe eut la raison arbitraire de placer à leurs pieds le kilomètre zéro qui, s’il avait échu à l’aphélie d’Amon — Portait-il déjà ce nom ? — aurait conféré de suite trop de pouvoir à un météore qu’on ne savait trop comment étudier. Un homme ou une femme ; quelqu’un en tout cas ayant hissé sur sa tête à force de charisme la couronne du règne, confirma ce choix en promettant qu’ici s’élèverait une cité. Le centre a depuis un peu bougé vers le sud-est, là où une ville coule ses premières fondations.

Amon bien faible sur le plat du sable brûle au rouge glacé l’atmosphère, l’air autour et les gaz au-delà jusqu’au fond du monde plongés dans la post-combustion. Un homme rouge marche là-dedans décidé, marche vers le groupe — nos fondateurs — depuis le nord pétrole, mais nous ne le connaissons pas ; nous ne le reconnaissons pas du moins, et cela inquiète : personne n’aurait survécu seul dans le désert si longtemps, pas sans ce que l’on nomme alors les largages — Le mot […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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