On sait pourquoi t’es là, annonce l’un d’eux. Un autre pose une main nonchalante sur le pommeau du bâton. La porte est encadrée ; les angles du préfab occupés. On sait aussi que c’est une mauvaise idée. Alors, voilà ce qu’on te propose, enchaînent-t-ils : tu t’en vas, tu sors un chouette rapport qui dit que tout est RAS, ça arrive, et tu rentres chez toi. Un officier resté silencieux ajoute : vous feriez mieux de ne pas vous attarder. Vous êtes loin de Lutecia et la route est longue.

Jaz use sans conviction d’éléments de langage autrefois si efficaces ; le didactisme bien rodé sonne creux entre ces murs. On parle d’anomalie typologique, essaie-t-il, ce n’est pas du tout rassurant, ce n’est pas optionnel, vous avez tous entendu des histoires de gens piégés dans le ressac.

Pas sûr qu’il soit entendu, impossible qu’on l’écoute. Jaz recueille des sourires narquois sur l’apparence d’ados bien sculptés par l’absence d’usure. Ça tonne toujours, ça frappe au triomphe de la métallurgie, les coups sont moins précis, plus proches. On a vu le plan, lance quelqu’un — C’est une fuite, pense automatiquement Jaz, ce n’est pas censé arriver, et il devient possible d’entrevoir le schéma d’un piège ou le désir […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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