Sur Aboukir, Jaz se gare en double file non loin du Bureau ; au croisement ombragé d’une ruelle avec le boulevard, à la borne géante d’un kiosque, le moteur tourne encore, un peu de monde mais personne ne regarde. Sous l’arcade du pare-brise et la ligne de vie compliquée gravée au sable dans le securit ; Jaz aperçoit les fenêtres de l’étage Conformité sans être pour autant capable de relever d’autres détails qu’un bout de bureau, une plante verte, parfois une paire de jambes ; ici une femme, là un homme, un extrait d’humain noyé dans le reflet bleu de la façade opposée au boulevard. Normalement, Isobel devrait déjà être dans l’ascenseur. Normalement, elle devrait déjà être dehors, traverser au feu, être ici et toquer à la portière.

Quand Isobel traverse enfin, Jaz ouvre coté passager, embraye par avance et retourne à la circulation sitôt qu’elle referme la portière derrière elle.
—Qu’est ce qu’il te prend, demande-t-elle ?
—J’ai un ordre […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

S'abonner