Un paysage bouquiniste se dessine à mesure que Jaz fait l’acquisition au fil des mois de raretés, de petits tirages à compte d’auteur, de traités se revendiquant d’abord de l’open-science avant leur propre sujet ; de volumes épais peu édités ou juste nécessairement verbeux, un peu de tout aux yeux d’Isobel. Cela forme de courtes falaises terminées de boulders carrés, de ravines aux flancs desquelles nous pouvons compter les strates de couvertures souples, certaines témoignent d’une histoire de seconde ou troisième main.

Isobel reforme une pile au hasard, expire son exaspération et cherche son partenaire du regard. Il est invisible mais proche : Isobel capte le son élégant d’une page que l’on tourne. Elle dépose badge comme clés là où parvient à ménager de l’espace puis lance à l’invisible qu’à cette vitesse, autant ouvrir une librairie et vivre dehors, elle n’y verrait pas d’inconvénient. Bien sûr. Tu ne devrais pas te gaver d’autant de pseudo-science, ça mange d’exigence. Pas pseudo, répondit-il. Y’a des thèses là-dedans, complète-t-il, des hypothèses étayées. Ce n’est pas parce l’État ne les finance pas que les protocoles ne sont pas bons. Je ne suis pas sûre que tout ne parle que du Topos. Un sujet en entraîne un autre, mais Jaz ne précise pas lequel ; il nous faut […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

S'abonner