Sur les routes d’Amsterdam à Paris, à l’écart des caravanes miséreuses et les vivres rationnés. Érébus, jeune, un peu d’argent en poche et la protection de mécènes ; avide d’éducation, de culture, d’idées. Les clichés de l’exode, les images. Peu d’effets dans les bagages, rien que des mémoires.

Phineas Gage l’aura prévenu : point chaud de tensions savamment orchestrées et Amsterdam déjà rase à l’heure des colonnes apatrides.

Des mois en arrière, Érébus écoute à défaut d’autre chose, les conseils du mécène. Gagner Paris, rejoindre l’américain. Car, malgré le mutisme des media, une guerre approche. Il le reverra, un jour, pour rencontrer la gloire qu’il mérite. Ce que lui a promis Gage : donner du sens à l’art ; une direction ; dresser le canevas des prochaines civilisations.

L’américain annonce à Érébus la déclaration prochaine de cette guerre. Il en énumère déjà les évènements clés : le ghetto, l’extermination, l’exode. Il insiste pour que le jeune Érébus retienne chaque mot. Gage promet : il ne l’abandonnera pas.

L’exode.

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