A.3

Le soir même, les services d’ébouage enregistrent une demande de mise en quarantaine d’un nœud de ruelles en retrait de l’avenue du Maine : une poubelle poissée de sang, des outils médicaux, des toiles sorties du surplus infirmier dont on arrose la province ; une boue de chairs et de nanotech au milieu duquel trône découpé un cœur humain. On évacue les immeubles, on bloque la circulation et, jusque tard dans la nuit, tandis que des annonces rappellent que chacun est responsable de sa santé, les gyrophares de la branche sanitaire de Frontex arrose les murs des tours voisines.

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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