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Pluie légère aux franges du Grand-Paris. Le minot (ce n’est qu’un surnom) a poursuit sa route vers "la ville" tandis que Borvo compte les bocaux d’immune en attendant son recéleur : un brave type trébuchant sur les jambes massives jaune-noir des mécas de chantier. Un bon gars avec qui il échange toujours quelques bribes de philo à bas coût, quelques piques politiques au même prix, comme : le fond du problème, c’est quoi ? Que les gens ne peuvent se reproduire que s’ils sont en bonne santé, et qu’on est en bonne santé que si on est riche. Borvo hausse les épaules. Ce n’est pas complètement vrai, pourrait-il essayer, ça concerne aussi les riches, mais personne n’y croit, ni nous ni les types du chantier butinant autour du deal.

Personne n’a envie de respirer l’air souillé des poumons des stalkers, Borvo par exemple, ayant préféré les boues des marais au travail honnête. Il faut parler fort pour se faire entendre par-dessus les basses des compresseurs géants. Des vapeurs antiseptiques sont projetées à moyenne pression sur l’ensemble du chantier, depuis extrémité […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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