Station

Jaz. Jaz titube, ne voit pas ses pieds pris dans la force locale des courants, ne réalise pas non plus que sa peau brûle, le sable emporté par les rafales fond instantanément, touche de gouttes rondes les membres, les mains ou le front, Jaz avance perdu dans la direction où le courant se fait plus faible mais le courant ne cesse de se contredire ; ça prend ses bras et enroule le feu autour des reins, le sable fondu colle aux cheveux, le sable occulte à peine le plafond d’Amon : une mer plane suspendue en fusion au-dessus d’un chaos de désert, rien d’autre que les langues de brûlures rouille dans la clarté, le jour absolu est pire que ce que nous pourrions imaginer. Jaz n’ose plus lever les yeux, la lumière exerce trop de pression, parfois des éclairs rendus muets par la fureur préexistante tracent de brefs obliques bleus autour du voyageur. Impossible d’évaluer les distances, impossible […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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