Dernier Mouvement : Monomachine

Alma ne crie pas, ne fuit pas, n’obéit à aucun des tropismes associés à la faiblesse pas plus qu’elle ne s’étonne quand un matin — ce matin — au lendemain de la traversée du Rubicon, elle se réveille chez elle aux côtés de Monomachine. Il se tient debout et droit car debout et droit est la seule posture logique pour un automate ignorant l’usure des corps biologiques. Malgré les restes de sommeil, Alma constate que ce jour devait arriver. Elle n’est pas amère : il ne s’agit pas d’une défaite, bien au contraire, elle témoigne des conséquences d’une machine qu’elle a choisi de mettre en branle. Faire revivre Lutecia demandait une dose nécessaire de chaos, non — Où étais-tu cette nuit ? — J’ai vu Binesi, j’ai vu le Topos, j’ai réglé le problème posé par Versailles. Les mains de l’automate ne luisent pas seulement des intrications de marinerite, mais d’un liquide dont la viscosité importante le retient de ruisseller trop rapidement ; serpente le long des articulations, autour des poings, lent goutte à goutte sur le parquet qui se révèle enfin comme lorsqu’il tache le tapis et se colore, du sang. Chaque goutte témoigne discrètement de la douceur de sa chute par un impact mat. Alma ne pose pas la question. Monomachine estime sa mission […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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