Second mouvement, encore

Isobel décide d’aller voir par elle-même. Après tout, note-t-elle, nous sommes samedi, personne au Bureau, personne pour jeter un œil par-dessus son épaule ou questionner son emploi du temps que déséquilibrent largement — et depuis plusieurs semaines — ces échanges de radiogrammes avec des destinataires secrets, des boîtes mortes, des pseudonymes. Est-ce bien son job, lui demande-t-on ? Pas que je sache, répond-elle alors, lasse, je pense surtout arrêter avec tous ces trucs, ment-elle. Son interlocutrice ne bouge pas, toujours pesant sur elle du poids des informateurs, des vendus à la direction — lui a-t-on promis un poste, son poste, un nouveau grade ? Impossible de savoir ; impossible d’investiguer sans devoir à son tour admettre sa forfaiture. Alors ? Alors, elle jure avec modération, attrape la liasse des témoignages, les détails de construction, les reproductions de plans et […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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