Pendant des mois, tremblant sous le manteau sous les verrières à flanc de tranchée et les tôles des habitats, à deux pas même du monument éteint laissé comme la côte sèche d’Atari — on devine la forme mais il s’agit bien d’un fossile un peu prématuré, Sander demandera à Anita s’il est vrai que leur père, le pater , ce vieux Michal à la langue vulgaire, était bien un universitaire — Un mathématicien, oui, répondra à chaque fois Anita. — Et l’inventeur de la Vitalis — De son modèle, oui, répondra-t-elle encore. Et il fut déporté pour cela. Tu penses qu’ils viendront nous chercher, demandera-t-il enfin ? — Personne ne vivra assez vieux pour ça. Et Anita écrasera sa clope à même le verre et il sera plus question de rien avant la prochaine fois.

Alors, voilà : on ne fait pas de la crypto sur protéine par hasard, et ce n’est pas non plus le fer dont on fonde les idées de génie. Quelqu’un d’autre aurait fini par faire la même : on a déjà inséré des malwares dans de l’ADN, des backdoors dans les vieux modèles RSA. C’est un vieux réflexe que de se laisser une porte de sortie dans un bloc genesis. C’est tentant déjà, mais c’est surtout de l’art que rendre invisible une évidence laissée sous le nez du monde.
(Michal s’amuse par anticipation et nulle trace dans son rire des rayures si distinctes du sable martien)  : c’est sous votre nez. Avec un marketcap pareil, ça me fait marrer que personne n’ait tiqué sur la protéine superstable. J’ai pas inventé le mot "superstable" non plus, c’est Atari qui l’a déposé. Cellule "superstable", […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

S'abonner