La porte dérobée

Personne ne vient l’interrompre dans l’examination des couloirs : il arpente une série de corridors monotones, linéaires, sans autres embranchements que des coudes fortuits, des escaliers, d’autres portes "accès réservé au personnel", des murs où éclot en linéales le nom répété de Penrose-Origami. Il passe sa main naturellement à la surface du béton humeur charbon quand il saute une section ou qu’il passe un segment. L’autre main serre l’amorce. Ses côtes lui font encore sentir l’à-coup du crash. L’éclairage, lui, utilitaire, laisse fuir l’éclat nécessaire à un aspect stérile ; rien d’intéressant. Notre personnage zappe des pans entiers de la structure, mais il n’en retient ce qu’il considère comme un bon résumé : le charbon, l’aspect clinique, les autorisations ou bien encore le bourdonnement incessant, lointain mais permanent, qui sourde au-travers des murs : il y a une machine, là, derrière, pense-t-il à raison, mais dont l’usage ou l’envergure lui échappent.

D’ici, il est possible de tout voir : les plis, les détails, les circonvolutions et la dérive à venir des volumes qui nous intéressent ; le désert surtout, car notre personnage a bien une destination en […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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