Pendant ce temps, dans l’univers des hommes, on visite les aérogares pour ce qu’elles sont : des cathédrales ancrées dans du béton, et ce vieux béton coulé dans de la pierre en vrac ; de la pierre en grosse caillasse brute sortie de carrières étrangères et roulée jusqu’ici, enfoncée dans un sable meuble ou dans de la vase, plantée dans l’insolence boueuse de marais asséchés — de vastes et bien vides nefs dressées ci-dessus, leur front dégagé par les plans de tarmac, les belles plaines noires bien tristes à présent à défaut d’entretien, vastes au point d’en oublier la Nature ensevelie sous son ventre. Au centre, les omnibus de touristes sont parqués en épis sans préférence de livrée au devant du cimetière des avions de ligne : ça gesticule invisible devant le car, ça montre longtemps les os blanc et les vitres avant d’oser pénétrer les lieux entre des haies de polices privées. On retient son souffle devant l’imposante taille du silence — et on le retient longtemps — puis respire enfin dans le boucan d’un fantôme sorti du futur : une ligne survivante de […]

Oh, mais, pourquoi couper ? Pourquoi si peu ? Pourquoi se contenter d'un avant-goût, hein, pourquoi ? Abonnez-vous et recevez à la carte les fragments de ce texte !

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